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INTEGRATION DES TICE DANS LE FOS

 
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ABDERREZAK YASSER


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MessagePosté le: Ven 25 Mai - 16:05 (2012)    Sujet du message: INTEGRATION DES TICE DANS LE FOS Répondre en citant

Résumé
L’importance des technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation
n’est plus à démontrer. En effet, depuis quelques années déjà, et à une vitesse de plus en
plus exponentielle, l’enseignement universitaire évolue dans un contexte de mutation du
rapport au savoir et entre de plain-pied dans l’univers de l’information numérique,
d’Internet et du «e-learning» (Karsenti et Larose, 2001). Dans le cadre de la formation des
futurs enseignants, l’intégration pédagogique des TIC peut-elle être accomplie malgré les
nouveaux problèmes auxquels les facultés d’éducation font face? La question ne semble
plus se poser parce que tant les responsables de la formation des maîtres que les formateurs
ne peuvent plus ignorer les TIC sous peine de se voir condamnés par les futurs enseignants,
le milieu scolaire et le grand public. Ce qui importe, c’est de mieux comprendre comment
cette intégration pédagogique des TIC - cela implique une valeur rajoutée au continuum
enseignement-apprentissage - peut être accomplie. Les pratiques des formateurs ont-elles
un impact sur les pratiques des futurs enseignants? Les obstacles et les facteurs liés à un
changement et à une intégration pédagogique efficiente des TIC ont-ils évolué au cours des
dernières années? Les facultés d’éducation répondent-elles aux besoins de développement
professionnel des futurs enseignant et des praticiens en exercice? C’est à ces questions que
nous aspirons répondre à l’intérieur de ce rapport qui se veut une méta-analyse des
recherches déjà effectuées dans le domaine, mais qui s’appuie également sur des recherches
en cours.
L’importance des technologies de l’information et de la communication (TIC) n’est plus à
démontrer. Outre les modifications majeures qu’elles amènent par rapport à la plupart des
activités professionnelles, les TIC induisent des transformations profondes à l’échelle
sociale. Le discours sur la nouvelle économie témoigne d’ailleurs de ces changements dans
la société : on parle en effet de plus en plus de société du savoir, de société en réseau, de
société apprenante et de communauté d’apprentissage. Avec les changements profonds
amenés par l’arrivée des TIC, la plupart des systèmes scolaires ont introduit le
développement de compétences liées aux technologies notamment dans les curriculums
concernant les ordres d’enseignement primaire et secondaire.
Ce changement ou cette évolution des curriculums pose la question de la formation initiale
et continue du personnel enseignant. En effet, parmi les cinq facteurs influençant
l’implantation des technologies identifiés par Fabry et Higgs (1997), trois concernent la
dimension humaine: la résistance au changement, l’attitude des enseignants et le
développement professionnel. Le développement professionnel apparaît ici comme un
élément clé puisqu’un programme approprié permettrait d’influer sur la résistance au
changement et sur les attitudes. Conscient de l’importance de la formation des enseignants,
le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (1997) en fait l’une de ses
préoccupations majeures par rapport au développement des technologies au Canada.
En effet, depuis quelques années déjà, et à une vitesse de plus en plus fulgurante,
l’enseignement universitaire évolue dans un contexte de mutation du rapport au savoir et
entre de plain-pied dans l’univers de l’information numérique, d’Internet et du « elearning
» (Karsenti et Larose, 2001). Selon plusieurs, l’enseignement avec ou par les
technologies de est le secteur le plus dynamique et le plus populaire sur le marché de
l’éducation et de l’enseignement universitaire (Schutte, 1999). Brown (1996) indique
d’ailleurs que le plus important changement en éducation est la croissance phénoménale
d’Internet et, en particulier, la version graphique d’Internet communément appelée le Web
qui ont modifié de façon durable nos modes de communication mais surtout le contexte de
l’enseignement. En l’espace de quelques années seulement, Internet et le Web sont
devenus, pour plusieurs, des éléments du quotidien quasi-incontournables (Karsenti et
Larose, 2001). Par exemple, tel que l’indiquait un sondage réalisé en octobre 2000 par le
groupe Angus Reid1, les étudiants canadiens sont ceux dans le monde qui ont le plus haut
niveau d’accès à Internet, après leurs collègues scandinaves. Malheureusement, comme
l’ont montré Larose, David, Lafrance et Cantin (1999), c’est dans les facultés d’éducation –
là où l’on prépare les enseignants pour les défis du nouveau millénaire et là où on assure la
formation continue et le développement professionnel des praticiens – que les TIC sont le
moins utilisées.
[...] Ils (les professeurs de sciences humaines) font partie de celles et de ceux qui recourent le
moins fréquemment à ces moyens didactiques. Enfin, un élément distingue le sous
échantillon enseignant de la faculté d'éducation de l'ensemble de l'échantillon. Les
professeures et les professeurs de cette faculté ont une attitude nettement moins favorable que
leurs collègues (des sciences appliquées) au regard de l'utilisation pédagogique des TIC et un
sentiment d'anxiété significativement plus élevé que [...] (Larose, David, Lafrance et Cantin,
1999).
Les avantages potentiels des technologies ne peuvent pourtant se concrétiser que dans la
mesure où les formateurs universitaires sont conscients de leur importance et de leur apport
spécifique à la formation des enseignants. Comme le soulignait Perrenoud (1998), les
formateurs ne doivent pas réserver aux TIC la place d’activités facultatives, superflues, « à
faire lorsque l’on en a le temps ». Au contraire, ils doivent adopter une attitude de « veille
culturelle, sociologique, pédagogique et didactique, pour comprendre de quoi l’école, ses
publics et ses programmes seront faits demain ».
Cette révolution technologique, à laquelle les facultés d’éducation ne semblent pas
participer de façon marquante, crée tout de même un cadre nouveau pour
l’accomplissement de leur rôle et procure des avantages que les universités peuvent et
doivent mettre en valeur dans le respect de leur mission fondamentale de formation et de
recherche. Ainsi, le premier défi auquel font face les facultés d’éducation est celui de
trouver un juste équilibre entre le maintien de certains aspects traditionnels qui ont fait la
richesse de la formation des maîtres depuis des siècles et la mise à profit des nouvelles
possibilités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication. D’autant
plus que si l’Université a pour mission de mieux préparer les enseignants aux défis du 3e
millénaire, tant sur le plan de la formation initiale que de la formation continue, elle se doit
forcément de favoriser une intégration habituelle et continue des technologies de
l’information et de la communication dans l’enseignement supérieur. Les nouvelles
technologies sont donc censées apporter une plus-value à l’enseignement, permettre une
pédagogie plus efficace grâce entre autres à un meilleur rapport au savoir de l’apprenant et
à une communication accrue qui favorise l’apprentissage (Privateer, 1999). D’ailleurs,
Grégoire, Bracewell et Laferrière (1996) notent que grâce aux possibilités de réseautage et
d’apprentissage collaboratif, plusieurs principes ou théories favorisant l’apprentissage
peuvent être plus facilement intégrés à l’enseignement. Les TIC donnent aussi l’occasion
de repenser et délocaliser, dans le temps et dans l’espace, les échanges entre les personnes
et ouvrent ainsi de nouvelles avenues pour des activités de formation initiale et continue
des maîtres, à la fois plus nombreuses, plus diversifiées et, surtout, répondant mieux aux
besoins exprimés par les acteurs de l’éducation.
MOTIVATION DES FUTURS ENSEIGNANTS ET INTÉGRATION
PÉDAGOGIQUE DES TIC EN CONTEXTE SCOLAIRE
 
Nombreux sont formateurs universitaires éprouvent des difficultés à favoriser le
développement et le soutien de la motivation de leurs étudiants, notamment lorsqu’il s’agit
de l’intégration pédagogique des TIC. Pourtant, au chapitre des facteurs qui influencent
l’apprentissage à l’université, la motivation se retrouve en tête de file. Bien qu’il existe de
nombreux autres facteurs pouvant justifier la réussite, il semble que la motivation en soit
actuellement un des meilleurs prédicateurs (Dweck et Elliot, 1983). Laferrière (1997)
affirme même que la motivation des apprenants compte non seulement beaucoup dans
l’apprentissage, mais qu’il s’agit là du facteur clé.hypothétique représentant des processus physiologiques et psychologiques (Vallerand et
Thill, 1993). La motivation est également le tenseur des forces d'origine interne et externe,
dirigées ou non par un but, qui influencent un individu sur le plan cognitif, affectif ou
comportemental (Pintrich et Schunk, 1996 ; Karsenti, 1998). Elle est un processus qui agit
éventuellement sur le déclenchement, la direction, l’intensité, la persistance et la fréquence
de comportements ou d’attitudes (Karsenti, 1998). Il s'agit d'un construit hypothétique
complexe relié à celui d'attitude en ceci que la motivation implique l'intentionnalité et
fonde la zone d'interface entre la proactivité, l’inertie ou le retrait du sujet. Dans le domaine
de l'apprentissage, la motivation est aussi reliée au concept d'autonomie en ce que la
proactivité implique la capacité du sujet à procéder à une analyse de contexte, à se fixer un
but et à déterminer des étapes et des moyens d'atteinte de ce but (Atkinson et Raynor, 1974;
Weiner, 1986). En psychologie cognitive, la motivation à la réussite est fonction du désir de
l'individu (attentes), de son sentiment d'efficacité personnelle, et du renforcement ou de
l'appui qu'il trouvera dans son environnement social (Pintrich et Schunk, 1996); elle est
donc une caractéristique individuelle de l'apprenant.
Les aspects motivationnels de l’apprentissage soutenu par les TIC sont relativement bien
documentés, quoique parfois contradictoires (Warschauer, 1996). La documentation
scientifique attribue l’impact positif du recours aux TIC sur la motivation à quatre éléments
: le fait de travailler avec un nouveau médium (Fox, 1988 ; Karsenti, 1999), la nature de
l’enseignement plus individualisé permis par les TIC (Relan, 1992), les possibilités d’une
plus grande autonomie pour l’apprenant (Williams, 1993 ; Viens et Amélineau, 1997 ;
Karsenti, Savoie-Zajc et Larose, 2001) et, enfin, les possibilités d’un feed-back fréquent et
rapide (Wu, 1992 ; Karsenti, Fortin, Larose et Clément, 2002).
_________________
yasser abderrezak


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MessagePosté le: Ven 25 Mai - 16:05 (2012)    Sujet du message: Publicité

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