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l' interaction entre les tices et fos

 
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goodjilrahim@live.fr
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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 01:09 (2012)    Sujet du message: l' interaction entre les tices et fos Répondre en citant

        
        
                                    l' interaction  entre les tices et fos
     
     
          
            

                les parcours d'enseignement, de plus en plus, reflètent le caractère éclaté de notre société. Eclatement de l'espace d'apprentissage, du temps de l'apprentissage, des niveaux de l'apprentissage. D'où l'idée de botter en touche et de laisser l'apprenant gérer sa propre formation en mettant en place les moyens nécessaires à sa progression. A l'évidence les TICE peuvent jouer dans cette perspective un rôle primordial. Mais à bien des conditions.
              

L'ergonomie, en raison de la solitude de l'apprenant face à la machine, est un aspect fondamental de la problématique de formation dans le cadre des TICE. D'un point de vue général, à l'évidence l'informatique a beaucoup changé dans le bon sens au cours des dernières années, et ses usagers ont également progressé. Les machines sont plus simples à utiliser, tout en étant plus puissantes, plus complexes et meilleur marché. Il y a donc démocratisation de l'accès, et un vrai marché pour les vendeurs de modules d'autoformation. L'évolution logicielle a suivi un chemin parallèle, avec une sorte de sélection naturelle de l'offre : tout ce qui était d'usage compliqué a fini par disparaître, en sorte que ne restent en lice à l'heure actuelle que des outils à l'interface efficace. Enfin l'usager, statistiquement parlant, est plus dégourdi qu'autrefois, et une certaine culture informatique minimale est maintenant courante, même si persistent quelques îlots de résistance dans la population senior. Le "mulot", semble-t-il, a vécu.
Mais dans le contexte spécifique de la formation les choses ne sont pas si simples. Par rapport à l'usager lambda de la chose informatique qui recherche une information, un morceau de musique ou un horaire de voyage, l'apprenant est dans une situation de grande vulnérabilité, parce que l'enjeu n'est pas de s'approprier un objet en ligne, mais son progrès personnel, sa capacité à se hisser au-delà de son niveau présent, avec tout le cortège de doutes que cela implique. Par exemple dans un environnement d'apprentissage on doit produire plus d'écrit sur la machine que dans la plupart des autres cas. Or il y a en France un grave analphabétisme de la population, toutes catégories confondues, au regard de l'usage du clavier. C'est un paramètre très important dans la réussite d'exercices, et par conséquent un facteur dans l'ergonomie d'une leçon en ligne.
Allons plus loin, en quoi l'informatique diffère-t-elle d'un environnement papier lorsqu'on parle d'autoformation ? Quelles sont les limitations de l'ordinateur en termes cognitifs ?
            

La première, et à notre sens la plus gênante, c'est qu'au-delà de la page-écran, l'usager est aveugle au reste du document, c'est-à-dire qu'il n'en a aucune vision d'ensemble. La page cache la forêt du document, elle constitue un écran qui à la fois donne à en voir une partie, mais fait écran par rapport au tout et nous le dissimule. Si l'expression avoir le nez dans le guidon a quelque sens, c'est bien ici, où le lecteur ne prend conscience que de ce qu'il a sous les yeux. Tenir entre ses mains un livre ou un polycopié de cours, c'est immédiatement percevoir, de façon cinesthésique, par le  volume et le poids de l'ouvrage, le rapport de la page qu'on lit à l'ensemble, et mesurer ce qui reste à lire. Dans la lecture d'un roman attachant, on voit à regret diminuer l'épaisseur de l'inconnu, de ce qui reste à découvrir. A l'inverse dans un environnement logiciel, il est dans le meilleur des cas difficile, parfois franchement impossible de mesurer ce qui reste à faire, quelle taille pourrait avoir l'information qu'on traite si on l'imprimait.
 
Nous nous sommes placé d'emblée dans un contexte de présentation linéaire de l'information, mais les choses se compliquent du fait que de manière croissante, les contenus sont présentés de manière hypertextuelle, en réseau. On a dit à l'apparition de cette technologie qu'elle permettait de reproduire les phénomènes d'association propres à l'élaboration d'une pensée complexe. C'est vrai, mais cela n'est pas nécessairement un atout dans un contexte d'apprentissage, où l'esprit doit pouvoir se concentrer sur les contenus, et non sur la forme de leur présentation. Or, nous dit Patrice Terrier, (Université Toulouse 2, conférence, mai 2000), "naviguer dans un réseau de texte est une activité mentale complexe, où il est difficile de garder trace de son cheminement et de prendre conscience de sa position dans le réseau." Et de citer des études selon lesquelles la structure même de l'hypertexte influence la capacité d'y naviguer efficacement. Nous avons personnellement pris conscience de ce problème à l'époque où Toolbook était l'outil privilégié des applications de ce type, avant l'avènement de l'html. Nous ressentions alors la nécessité de baliser pour l'usager son positionnement dans la structure, de façon que visuellement il puisse toujours se représenter à quel niveau de l'arborescence —ou du maillage— il se trouvait.
          d'autres termes, pour des raisons évidentes de navigabilité, l'absence de vision globale doit être compensée par un parcours très fléché, clairement balisé. Dans un environnement html, la fonctionnalité historique permet la traçabilité totale du parcours d'apprentissage, d'un granule à l'autre. Dans d'autres types d'application il faudra la créer si elle n'existe pas.
 
               
            Enfin, parce que l'apprenant se trouve seul devant son écran, il faut veiller à ne pas trop l'ennuyer. Une information strictement textuelle, du type trop souvent trouvé dans des CD-Roms de grammaire purement et durement transférés de l'état livre à l'état électronique, est totalement rébarbative. A l'inverse une surabondance visuelle infantilise le lecteur et devient vite insupportable. Plus que dans toute forme d'interaction enseignant / enseigné, le support d'autoformation doit faire appel à tous les canaux cognitifs. Les pages offertes doivent donc fournir un équilibre pertinent entre supports visuels, textuels et sonores.
       
          
          


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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 01:09 (2012)    Sujet du message: Publicité

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